ITC Traductions au sommet !

01/05/11

ITC Traductions a sponsorisé 3 des 100 premiers français à avoir atteint le sommet de l’Everest. Le sommet a été atteint le 21 Mai 2011 par le versant tibétain.

Baptiste Frou (ITC Traductions) interroge Jérôme Brisebourg sur son ascension de l’Everest.

– Jérôme, quelles étaient vos motivations pour un tel projet ?

C’est la réalisation d’un rêve. Chacun d’entre nous, s’y est préparé depuis longtemps, notamment en tentant l’ascension de sommets de plus en plus haut (Mont Blanc – France – 4810 m / Kilimanjaro – Tanzanie – 5900 m / Kun – Inde – 7030 m / Mustgah Ata – Chine – 7550 m).

– Pouvez-vous nous dire quelles sont les difficultés de l’ascension ? Et les clés de la réussite ?

Les principales difficultés sont liées à l’acclimatation (le projet dure 2 mois pour permettre au corps de s’adapter), le froid (il peut faire -15°C la nuit dans les tentes, -35/-35°C au sommet), le manque d’oxygène qui rend l’ascension très difficile, le manque d’envie de boire et de s’alimenter (on a tous perdu environ 7 kgs). Alors, ce qui nous a permis de réussir, c’est avant tout d’avoir sécurisé le projet (le versant tibétain étant moins dangeureux que le versant népalais, recours aux cordes fixes, prise d’oxygène dès le camp 2 à 7700 m d’altitude), et surtout, l’aide des sherpas népalais qui nous ont accompagnés, véritables « anges gardiens » dont certains ont déjà foulé le sommet plus d’une dizaine de fois !

– Décrivez-nous les sensations au sommet de l’Everest ?

Nous avons fait la dernière nuit, au clair de lune (départ à 22h, arrivé à 5h), et nous sommes restés 15 minutes au sommet ! Une fois arrivé au sommet, la joie est de courte durée car il faut penser à redescendre, et après 7 h d’efforts de montée, c’est la qu’il faut être le plus vigilant. A la descente, la vue sur le plateau tibétain était magnifique.

– Quels enseignements tirez-vous de cette expérience aujourd’hui ?

Au delà de la fierté d’avoir réussi, une certaine forme d’humilité. Des capacités mentales, physiques et techniques sont nécessaires pour réussir, mais nous sommes bien conscients, d’avoir bénéficié d’une certaine « chance »: fenêtre météo favorable, montagne clémente (pas d’avalanche, de chutes de pierres, bonnes conditions de neige et de glace…) et aucun problème de santé.

– Combien y avait-il de nationalités différentes ? La langue n’a-t-elle pas été une barrière vis-à-vis des autres participants ?

L’ascension de l’Everest intéresse effectivement les alpinistes du monde entier. Nous étions une centaine de prétendants au camp de base, il y avait des russes, des americains, des allemands, des espagnols, un suisse, une norvegienne, des islandais, un taïwanais, une mongole, des anglais, un Irlandais … et bien sur autant de sherpas tibétains et népalais, rendant les échanges et discussions parfois très exotiques…

Depuis 1953, environ 5000 personnes ont atteint le sommet de l’Everest. 2261 Népalais, 536 Américains, 299 Chinois, 254 Anglais; 169 Japonais, 152 Indiens, 118 Coréens du Sud, 118 Russes, 95 Français, 91 Espagnols, 87 Canadiens, 71 Australiens, 69 Italiens, 50 Allemands, 49 Suisses …

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