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Afrique : difficultés et solutions de la transmission des messages de prévention

En France, on a pu parler du coronavirus comme étant « une grosse grippe », la grippe elle-même étant trop souvent évoquée comme un « méchant rhume », ce qui a eu des conséquences négatives sur la prise de conscience de la dangerosité du Covid-19.

On se rend compte de la difficulté d’utiliser les bons mots.
En Afrique, ce problème est d’autant plus présent que la plupart des pays recensent plusieurs langues et dialectes.

À chaque pays son message

Au Sénégal, « restez chez vous » se traduit par « tooglen sen ker » en wolof et « An ka tô sô » en mandingue. Le français y est certes largement parlé, mais ce n’est pas la seule langue utilisée puisque 21 sont recensées dans le pays.
Le Nigéria, avec ses 250 ethnies, est l’un des pays les plus multilingues au monde. La langue officielle y est l’anglais. 60 millions de Nigérians parlent le pidgin. L’hausa est la langue maternelle de 44 millions d’habitants, le yoruba pour 42 millions de locuteurs, l’igbo 35 millions. La diffusion uniforme des messages de prévention peut s’avérer complexe.
Au Mali, en bambara, le mot « virus » peut se traduire par « graine de maladie » (« banakise »). Comment faire en sorte que les néologismes locaux et les termes scientifiques ne fassent qu’un seul message, sans ambiguïté, compréhensible par tous ?

« Bien sûr, toutes ces langues expriment la maladie. Mais les écarts de traduction et d’interprétation peuvent être importants. Cette situation linguistique doit être analysée et prise en compte parce qu’elle peut poser problème pour des messages de prévention », explique à France Info l’anthropologue de la santé Yannick Jaffré. « Les langues africaines, pour des raisons historiques, n’ont pas véritablement un lexique médical “scientifique”. Il peut, de ce fait, y avoir une grande distorsion entre un message médical préventif et la manière dont il est reçu par les diverses populations. Ce qui introduit parfois des approximations et des équivoques, notamment chez les personnes les plus démunies. »

Dans le village d’Azaguie-Ahoua, à 50 km au nord d’Abidjan, les messages de prévention sont diffusés via des hautparleurs en abé (langue locale) et en français.

« Ici, les chefs ont un moyen super avec les hautparleurs. Ça évite les contacts (d’un rassemblement). Le message passe. On suit les instructions »

Le projet de l’Université de Dakar en collaboration avec des jeunes artistes, est peut-être la clé d’un langage universel ?

Dans tous les cas, une traduction et surtout une localisation sont primordiales pour que les messages soient bien compris par tous. Faire appel à une agence de traduction professionnelle spécialisée dans le domaine médical peut grandement aider à garder une population en sécurité.

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