4 erreurs de traduction bien connues

12/08/16

 4 ERREURS DE TRADUCTION BIEN CONNUES…

La communication revêt une place importante dans notre société. Pour autant, cette interaction humaine peut parfois causer des malentendus. La plupart du temps, il s’agit de petites erreurs, qui peuvent facilement être corrigées. Cependant, certaines erreurs peuvent aussi prendre des proportions bien plus importantes dès lors que des célébrités ou des événements importants sont impliqués. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne la traduction, se définissant comme l’art de transposer un message dans une langue et une culture différentes. Transmettre un message qui soit compris fait partie intégrante du monde des affaires, du marketing et particulièrement de celui de la politique. Très souvent, en raison de la nature même du monde dans lequel nous vivons, un message transmis dans une langue doit aussi être traduit dans une autre afin d’être compris par la communauté visée. Généralement, cette transposition du message d’une langue à l’autre ne pose aucun problème. Toutefois, il arrive quelquefois que certaines erreurs se produisent. De grosses erreurs.

La connotation négative du terme « mist »

Dans le monde anglo-saxon, le mot « mist » reflète la notion d’intangible, d’éthéré, de mystérieux et se rapporte à quelque chose dont l’aspect peut être similaire à celui de la fumée. Le mot « mist » évoque quelque chose d’exotique, une qualité inconnue : c’est un mot très évocateur à l’oreille des Anglais.

Malheureusement, en allemand, le terme « mist » a le sens de « fumier » ou encore « d’excrément ».

Si le sens de « mist » est différent en anglais et en allemand, cela signifie que certains produits prestigieux tels que la Rolls Royce Silver Mist ou la liqueur Irish Mist ont des connotations complètement différentes dans ces deux pays. Voilà l’une des raisons pour lesquelles la localisation est devenue un facteur incontournable dans le monde des affaires aujourd’hui.

 Un acronyme compromettant

Les fusions d’entreprise ne posent généralement pas de difficultés apparentes pour les entreprises, pour autant le lieu d’implantation et les circonstances peuvent parfois créer la surprise. C’est exactement ce qui s’est produit en 1988 lorsque les sociétés General Electric et Plessy ont fusionné pour créer une nouvelle entreprise spécialisée en téléphonie : General Electric Plessy Telecom. De façon assez logique, les initiales de l’entreprise ont été les suivantes : GPT. Malheureusement, du point de vue français, ce choix s’est révélé très compromettant car la prononciation de l’acronyme GPT est très semblable à la phrase « J’ai pété ». Autant dire qu’en France personne ne souhaite que l’on se souvienne de son entreprise de cette manière.

Une marque d’eau minérale parfaitement légale

Le succès national d’une marque italienne d’eau minérale a incité la société à exporter sa marque à l’étranger. La marque « Traficante » a alors décidé de se développer petit à petit, en commençant tout d’abord par distribuer ses produits en Europe et plus particulièrement de prendre pour première cible son pays voisin, l’Espagne. Le problème étant qu’en espagnol « traficante » a généralement le sens de « trafiquant de drogues ». Si certaines ventes ont probablement été encouragées par le nom amusant de la marque, cette eau minérale n’a pas eu le succès espéré lors de sa mise en vente.

Une erreur « flatteuse »

Le célèbre journaliste Mike Wallace a travaillé pendant plusieurs années pour le magazine d’information américain 60 Minutes. Cette expérience lui a donné l’opportunité d’interviewer dans les années 1990, et par l’intermédiaire d’un interprète, Boris Eltsine, le premier président de la Russie postsoviétique. Wallace a demandé à Eltsine si c’était vrai qu’il se vexait rapidement lorsqu’il faisait l’objet de critiques. Sauf que l’interprète a en quelque sorte retransmis ce message à Eltsine sous forme d’une question en lui demandant s’il était aussi sensible qu’un hippopotame. Même si Eltsine a mal pris cette question, il a gardé son sang-froid ce qui l’a conduit à penser qu’il s’agissait d’une erreur de traduction et non le signe d’une hostilité persistante entre l’Amérique et l’ex URSS.